non sans un furtif coup d’œil vers le couloir, d'oû la délicieuse jeune fille (*) avait disparu.
Ils arrivèrent sur la terrasse, où régnait une activité fébrile. Johny s'étonna :
— Mais où est le cosmonef ?
Une lueur malicieuse dans le regard, le professeur Richard sortit son porte-voix, et commanda :
— Dimension 1, immédiat !
Apparemment surgi de nulle part, un engin noir de trente mètres de long s'était soudain matérialisé au centre du terrain avec un "pop" discret. Les quelques malheureux qui occupaient cet emplacement à la seconde précédente gisaient maintenant à demi écrasés sous le cosmonef aveugle. Une jambe féminine, sectionnée à la hauteur de la hanche, dévoilait des rondeurs moirées propres à susciter l'intérêt de tout màle normalement constitué (*).
Remarquant la distraction de son acolyte, le professeur Richard claqua des doigts pour qu'on dégageât la piste.
— Comment faites-vous ça ? demanda Johny impressionné.
— C'est facile, répondit modestement le vieil homme.
Il claqua aimablement les doigts des deux mains.
— Non, pas ça... Le cosmonef !
— Ah ! Montons à l'intérieur, nous serons mieux pour discuter.
Ils prirent place dans la cabine de pilotage. Johny reconnut avec satisfaction les classiques méta-polarisateurs, inverseurs sustentatoires, basculateurs anti-grav et dérivateurs hyper-dimensionnels. Il y avait même un trombinoscope déliquescent.
Le professeur regarda Johny d'un air satisfait.
— Avouez que nous avons parfaitement résolu les

(*) Cf. Les monstres tentaculaires, même auteur, même collection.

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